En peinture, la toile est pensée comme un filtre travaillant étroitement avec la lumière. Cette toile, faite de plastique transparent, réfléchit l'environnement visuel et le diffracte suivant la densité de la couche de peinture présente. Ces toiles de plastique peintes recouvrent des parallélépipèdes rectangles, en métal, qui suggèrent plusieurs espaces de regards. Le déplacement du spectateur autour de ces peintures en volumes créent des enchaînements d'images, comparables à ceux d'un film. Parfois imposantes par leur taille, elles se fondent dans l'espace ou, au contraire, provoquent une trouée dans le champ de vision. Ces réalisations renvoient à des ouvertures, à des fragments d'architecture ou de paysages urbains. Elles appuient l'artifice et prennent des apparences multiples. Elles proposent une version mutante de la peinture ancrée hic et nunc dans le présent.

Liaoud

© 2017 by Sarah del Pino